Les motivations du freelance: 1 – La soif d’apprendre
Cet article participe à la session de septembre du festival A la croisée des blogs, sur le thème de la soif d’apprendre. Pour en savoir plus, rendez-vous chez Ithaque!
En réfléchissant à ce que je pourrais dire sur la soif d’apprendre, je me suis dit que ce serait l’opportunité de créer une série de billets sur les motivations du freelance. Qu’est-ce qui nous pousse à être freelance? Pourquoi faisons-nous tel ou tel métier? Qu’est-ce qu’on en attend? Qu’est-ce qu’on en retire?
La soif d’apprendre est une notion qui devrait être imprimée dans l’esprit de chacun pour toute la vie. Bien souvent, on pense à tort qu’apprendre s’arrête à la fin des études et que la vie professionnelle consiste à mettre ces connaissances en application. Ce n’est pas vrai, ni quand on est salarié, ni quand on est freelance. Cependant, quand on est freelance, la soif d’apprendre peut être à l’origine de la démarche et des choix professionnels. Mais commençons par le début:
Comment la soif d’apprendre peut être une motivation pour le freelance?
Être un professionnel ne signifie pas faire chaque jour la même chose que la veille sans en déroger. Quand on ne travaille que sur un thème précis, on en fait forcément le tour, à plus ou moins long terme. C’est là qu’entre en jeu la soif d’apprendre : elle conditionne votre volonté de progresser et d’affiner votre expertise ou au contraire, d’élargir votre portefeuille de compétence. C’est donc elle qui vous stimule pour enrichir vos connaissances et rend donc votre travail plus attrayant et motivant. Pour ma part, c’est essentiellement la soif d’apprendre qui est à l’origine de ma volonté de devenir traductrice. A l’époque où j’étais encore étudiante et que j’envisageais le monde merveilleux de la traduction, la seule chose dont j’étais sûre, c’était que ce métier me permettait d’en apprendre tous les jours. Et je ne me suis pas trompée! Pour quelqu’un qui aime le changement et la diversité, je ne pouvais pas rêver mieux : depuis que je suis freelance, j’ai déjà traduit plusieurs livres et il n’y en a pas deux qui traitent de la même chose! Chaque projet est différent et je vois à chaque fois ce que j’en tire, aussi bien en terme de culture générale que de d’expérience. Voilà ma motivation de freelance!
Suis-je vraiment en train d’apprendre?
C’est le dixième projet que vous faites pour ce client… de toute façon, tous vos clients sont dans le même secteur, donc autant dire que vous évoluez dedans tous les jours. Du coup, vous pensez que chaque jour se ressemble et que vous n’apprenez plus rien. En êtes-vous sûr? Et si vous vous interrogiez un peu en fin de journée pour faire le point? Qu’avez-vous appris aujourd’hui?
Fixez-vous des objectifs
Apprendre, c’est être actif. Si vous souhaitez donc élargir vos connaissances, vous pouvez par exemple vous fixer une liste d’objectifs à atteindre dans les délais de votre choix!
Apprendre oui, mais quoi?
Si vous avez la volonté et la curiosité, mais qu’il vous manque le sujet, voici mon conseil: faites ce que vous voulez! Rien ne vous oblige à en apprendre plus sur le domaine dans lequel vous travaillez. Si ce que vous voulez savoir, c’est comment pêcher la truite, faites-vous plaisir! L’essentiel est là: on n’apprend pas sans plaisir, alors choisissez un domaine qui vous intéresse vraiment!
Comment apprendre de nouvelles choses!
Par la pratique bien sûr, mais aussi par l’autoformation, les conférences professionnelles, les séminaires, les formations, la télé (à condition de sélectionner)…
Ce que vous pouvez en tirer
De la satisfaction personnelle (c’est important) et aussi de nouveaux projets et un regard neuf sur votre métier… pas mal, non?
Pour ma part, voici une liste de ce que je souhaite apprendre (court/long terme):
-parler espagnol correctement
-avoir assez de notions de japonais pour me débrouiller sur place
-savoir coudre
-savoir dessiner
-participer à une formation de correction
-perfectionner mon style d’écriture
Et vous, que souhaitez-vous apprendre? Qu’apprenez-vous, et comment?
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Comments (1)
Intéressant sujet… Je suis très dans le « comment » ces temps ci et pour ça je m’intéresse de près aux portfolios que je considère être des références dynamiques. J’apprends donc à m’en servir. J’apprends à apprendre…
Un portfolio plus une (série d’) action(s) visant à le constituer (projet GTD) et le tour est joué:
- me documenter
- en tirer des conclusions
- les mettre en pratique
Mon pb actuel est de savoir comment m’auto-évaluer pour déterminer si je peux clore mon projet d’apprentissage… Comment savoir si on est au bout de ce qu’on cherche à connaître?
Incompétant-inconscient, incompétant-conscient, compétant-conscient, compétant-inconscient.
Le PDCA – Plan-Do-Check-Act -, la roue de Deming: que puis-je me fixer comme objectif en phase plan pour pouvoir vérifier son atteinte -ou pas- en phase check? Et bien dans un premier temps ce que je suis conscient de ne pas savoir. Si je l’ai atteint avec un peu de chance j’ai vu passer de nouveaux sujets que je ne connaissais pas non plus et qu’il me faut apprendre dans un nouveau tour de roue pdca. Et ce jusqu’à (considérer soi-même ou d’autres) être compétant-conscient, arrêter mon projet et boucler mon portfolio.
Et ce qui est bien avec les portfolios c’est qu’il en existe plusieurs sortes, après celui d’apprentissage, celui de presentation qui va permettre de mettre en avant ces savoir-faire acquis… Un book, une plaquette ou un nouveau paragraphe sur son CV peuvent être la cible ultime…