Traduire, écrire et stimuler sa créativité

Si vous êtes un fidèle de ce blog, vous savez deux choses sur moi: je suis traductrice et blogueuse. Traductrice, c’est le métier que j’exerce depuis 4 ans maintenant. Blogueuse, c’est mon activité depuis, oh, longtemps déjà. Ma voisine millionnaire n’est pas mon premier blog, même si je parlais de sujets bien différents précédemment. Récemment, je vous ai annoncé le projet d’e-book de Ma voisine millionnaire, encore quelque chose à écrire!

Voilà donc le sujet du billet de la semaine, traduire, écrire et affronter l’angoisse de la page blanche!

Traduire:

J’aime mon métier. Chaque ouvrage que je traduis a un style différent, un public différent et c’est à chaque fois un défi différent. Il faut savoir comprendre les intentions de l’auteur et les conserver tout en adaptant le texte à un public francophone. Je l’ai déjà dit sur ce blog, on sous-estime souvent la tâche du traducteur et on oublie que le style est important et qu’il y a souvent un véritable travail d’adaptation. C’est donc un métier qui demande de la créativité et une certaine capacité à écrire. Seulement, il s’agit toujours de traduire et donc d’écrire à partir d’un texte existant. La part de créativité est limitée et personnellement, j’ai ressenti le besoin d’écrire pour moi, d’où ce blog.

Bloguer:

Quel que soit le sujet de mon blog, le but a toujours été le même: stimuler ma créativité, produire des textes originaux et dire ce que j’avais à dire (ben oui quand même!). C’est donc avec un grand plaisir que j’ai créé ce blog avec pour objectif d’informer les autres indépendants et ceux qui aspirent à le devenir. J’ai été très inspirée et prolifique au début puis j’ai été obligée de me rendre à l’évidence: quand je suis absorbée dans un projet, j’ai beaucoup de mal à être créative pour le blog. J’ai beau parler avec d’autres indépendants, assister à des formations, me rendre aux Cafés du traducteur, même si plein de sujets me viennent en tête, rien ne sort de mon clavier. Manque d’inspiration? Oui et non. Panne de clavier? Probablement. Il m’est encore difficile d’expliquer ce qui se passe mais j’ai l’impression que quand je suis occupée à temps plein par une traduction, elle « pompe » toute ma créativité. Embêtant pour une traductrice-blogueuse! D’autant plus que la situation est problématique, car j’aimerais avoir encore plus de projets, tout en développant ce blog et en rédigeant ce fameux e-book. Que faire?

Dédramatiser la situation:

J’ai remarqué un phénomène récurrent dans les périodes où je n’arrive pas à écrire: j’ai tendance à rejeter la moindre ligne que j’écris et à trouver tout ce que je fais mauvais, comme si seul mes traductions avaient un intérêt. Et puis écrire pour un blog qui ne rapporte pas d’argent alors que j’ai des commandes en cours, c’est gênant. Priorité aux clients, n’est-ce pas? Cela rend la situation bien complexe, car je n’oublie pas mes lecteurs et j’aimerais aussi vous donner régulièrement des choses à lire! Finalement, j’essaie de dédramatiser la situation pour aborder les choses plus sereinement. Ainsi, j’estime que je n’ai pas besoin d’écrire tous les jours sur ce blog. Une à deux fois par semaine suffisent et je préfère nettement rédiger du contenu riche une fois par semaine que de petits articles creux tous les jours. Je remets aussi le blog dans son contexte: je ne cherche pas à en vivre (pour l’instant), c’est encore un hobby et j’essaie donc de le pratiquer en tant que tel.

Stimuler sa créativité:

Voici une découverte que j’ai fait récemment: je suis beaucoup plus créative quand je prends le train (!) ou quand je me promène dans un parc, avec mon compagnon, bref, quand c’est le week-end ou les vacances et que je lâche prise. (Ce qui d’ailleurs me fait penser aux prochaines, et si je commençais à regarder les locations pour des vacances en Croatie par exemple?)Là, les projets rendus ou en cours sortent de ma tête et le blog retrouve sa place. D’ailleurs, l’idée de l’e-book est née dans une période entre deux contrats et en une semaine, j’avais rédigé le plan et deux chapitres. Entre temps, je suis revenue dessus et il faudra le retravailler au regard des conseils et des suggestions que j’ai reçus. La créativité doit être entretenue et stimulée, même quand on est plongé dans une mission. Voici quelques conseils:

- Travailler hors de chez soi, si possible sur un autre support

Comme je le disais, j’ai remarqué que je suis plus créative quand je ne suis pas chez moi et surtout, pas à mon bureau. je pense que mon bureau est clairement ancré dans ma tête comme mon espace de travail et que je ne dois m’y installer que pour travailler. De la même façon, j’ai plus de facilités à écrire depuis mon Eee-PC que depuis mon ordinateur principal. J’utilise le premier pour les loisirs alors que le second est clairement destiné à mes activités professionnelles.

- Rencontrer des gens et prendre des notes

Désormais, dès que je rencontre une nouvelle personne ou d’autres indépendants, je profite de mon trajet retour pour noter quelques phrases sur ce dont nous avons parlé. Même si nous avons évoqué des sujets banals, il est toujours possible de faire jaillir de ces conversations de nouvelles idées.

- S’attribuer des plages horaires destinées à la créativité

J’ai l’impression d’écrire plus facilement le matin. J’essaie donc de prévoir dans mes journées un créneau de deux heures en début de journée pour écrire. C’est la première chose que je fais, comme ça je n’ai pas encore la tête à mes projets. Ensuite, une fois ces deux heures utilisées. Je peux passer sereinement à mes projets.

Voilà, vous en savez plus sur ce blog et sur tout le dilemme entre traduire, écrire et être créatif. Et vous, comment stimulez-vous votre créativité? Et les blogueurs, comment arrivez-vous à gérer la problématique de la traduction et de la rédaction de billets?


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Comments (1)

 

  1. stephanie dit :

    Bonjour,

    J’aime énormément votre blog et je lis très souvent un de vos postes à mon arrivée au bureau. Cela me met de bonne humeur et me donne de l’énergie créative!
    S’intéresser à des choses nouvelles stimule aussi la créativité et élargit son horizon inventive. Innover n’est pas une mince affaire, surtout quand on est pressé par le temps. Car on le sait tous, le temps c’est de l’argent! J’ai aussi lu un article très intéressant dans le magazine « the more intelligent life » sur « Comment, et quand prendre une décision » (how, and when to make a decision).
    Article très bien écrit avec des exemples de la vie réels, de résultats d’études scientifiques et de l’humour. En gros, nous sommes plus habiles à prendre des décisions sous le stress, ou sous l’effet d’une envie pressante, soit-elle sexuelle ou sanitaire…
    Mais revenons-en à la créativité, est-on plus créatif sous l’effet de stress? Pour moi, oui. Je trouve une solution beaucoup plus facilement.
    Et vous quelles sont vos stimulations novatrices?

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